Le 14 juin 2025, j'ai posé le pied sur le sable d'Hendaye, le regard tourné vers l'est. Devant moi : 800 kilomètres de crêtes, de forêts profondes et de solitude. Derrière : le confort d'une vie rangée.
Les cinq premiers jours ont été une leçon d'humilité. Les sentiers s'élevaient vite, souvent raides, dans une végétation dense qui semblait vouloir tout reprendre. Les nuits en refuge ou sous la tente ont rythmé des journées de 20 à 25 km, avec des dénivelés qui brûlaient les cuisses.
Le col le plus marquant reste celui de Lizarieta, le deuxième jour. Le brouillard est tombé d'un coup, transformant le paysage en un océan blanc mouvant. Seuls les pics émergeaient, comme des îles. J'ai marché trois heures sans voir à plus de dix mètres. Une beauté terrifiante.
À l'arrivée à Saint-Jean-Pied-de-Port, les jambes tremblantes et le cœur plein, j'ai compris que ce n'était pas le début d'une randonnée. C'était le début d'une traversée de vie.
Les traces GPX réelles sont disponibles au téléchargement. Cette carte montre le tracé global du tronçon.
Départ symbolique à l'océan. Montée raide à travers la forêt puis crêtes douces avec vues sur la mer.
Journée reine dans les crêtes basques. Passage par le sommet du La Rhune (visible mais non gravi). Brouillard mythique en fin d'après-midi.
Descente dans la vallée puis remontée vers les crêtes de l'Arbéroue. Nuit chez l'habitant.
La plus belle journée du tronçon. Forêts profondes, alpages, troupeaux de chevaux sauvages.
Dernière journée. Passage par le célèbre col de Roncevaux (Ibaneta). Arrivée émue dans la cité des pèlerins.